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mardi 11 mars 2014

Poème:...Faut-il vivre...Faut-il mourir?



Une question sans réponses...
Une question qui tourbillonne 
tout au fond de nos pensées
quand la vie s'enfuit sur des chemins sans repères
sur des chemins où la mémoire est un trou noir
sur des chemins où les yeux ne voient plus
les mains n'écrivent plus
les jambes ne marchent plus
où le temps s'enlise dans une solitude absolue
tout là-bas ou tout près...


22 commentaires:

  1. quand l'homme devient comme un légume mieux vaut qu'il s'éteigne plutôt que de se voir dépérir

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    1. Oui, je crois que VIVRE ce n'est pas être plus RIEN...

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  2. ton poème me ramène quelques années en arrière car c'était mon questionnement devant ma maman atteinte de cette vilaine maladie d’Alzheimer
    tes mots m'ont beaucoup ému Marie

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    1. Je rejoins tous ceux qui vivent ses moments entre la vie et la mort ou peut-être entre la mort et la vie....

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  3. Bonsoir Marie,
    La dernière strophe me parle... je viens de passer quelques jours avec ma mère qui a 88 ans avec des souffrances physiques et des oublis de plus en plus nombreux et le caractère qui va avec évidemment.

    A bientôt

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    1. Il est très difficile de vivre ces moments là...

      Maman est en fauteuil maladie de Parkinson qui s’aggrave de jour en jour
      Papa maladie d’Alzheimer
      Je suis perdue...devant de telles souffrances qui pour moi ne sont plus du tout la VIE!

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  4. Mon papa est parti juste à l'aube de cette maladie qui brise peu à peu le lien qui unit à la vie .. c'est très dur pour l'environnement familial.. ton poème est très beau

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  5. Merci Sedna

    "Là où nous sommes
    dans l'instant éternel
    il n'y a pas de mots, puisque tout est là.
    Là où nous ne sommes pas dans la suite des heures
    il n'y a plus rien que des mots,
    enroulés sur eux-mêmes,
    comme ces duvets d'oiseaux oubliés par le vent
    dans l'ornière des chemins."

    La présence pure
    Christian Bobin

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  6. Même âgée, affaiblie, handicapée, malade , l' être humain conserve sa dignité. Ce qui est indigne, c'est la solitude absolue, le manque de douceur de gentillesse, de présence aimante à ses côtés...

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  7. tu poses une question bien difficile et qui soulève tant de passions et de querelles délétères. Chaque fin de vie est différente et les prouesses de la médecine actuelle maintiennent en vie des personnes qui ne peuvent en rien profiter de ce supplément. J'apprécie que des personnes se retrouvent pour ne pas opposer les différentes manières d'accompagner les fins de vie. J'aimerais tant que l'on accède à une réflexion et une pratique qui dépasse les positions et les clivages idéologiques.

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  8. Lyne-Anke, Jeanne Fadosi
    merci pour vos messages

    La vie est une petite chose si fragile qui s'éteint comme les plus belles de nos bougies...
    Peut-être faut-il croire en cette petite lumière vacillante
    ces petites étincelles d'amour...jusqu'au bout de ce qui est la dignité humaine...

    Le principal c'est de VIVRE au jour le jour de ce qui est VIVANT
    http://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.fr/2014/03/citation-decrivainsce-qui.html

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  9. De tout coeur avec toi Marie...
    Je vis à peu près la même situation.

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    1. Merci Jackie, je crois que beaucoup d'entre nous connaissent ces situations douloureuses...
      As-tu lu la présence pure de Christian Bobin?
      clique sur le lien ci-dessous

      LA PRESENCE PURE



      "La vie éternelle
      je ne sais pas à quoi elle ressemble...
      Ce que je sais, c'est que je suis
      appelé à vivre dès maintenant
      quelque chose de l'éternité, c'est à dire quelque chose
      de ce qui ne peut pas mourir
      Et seul l'amour est éternel"

      Philippe Maillard

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  10. Oui Marie j'ai tous les livres de Bobin , c'est mon auteur préféré.

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  11. la vie ne vaut rien, mais rien de vaut la vie, n'est ce pas ?

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  12. Très beau mais douloureux poème ! Cette question, il est vrai que nous nous la posons tous. Je crois que si elle concerne notre propre personne, il est plus facile d'y répondre. S'agissant d'une personne que l'on aime et à laquelle on assiste, impuissant, à son départ progressif vers un ailleurs, c'est plus compliqué et la souffrance est grande.

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  13. Et oui...
    il n'y a pas de réponses


    il est très difficile de vivre ces moments là...

    Maman est en fauteuil maladie de Parkinson qui s’aggrave de jour en jour
    Papa maladie d’Alzheimer
    Je suis perdue...devant de telles souffrances qui pour moi ne sont plus du tout la VIE!

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  14. C'est si triste Marie, la solitude, la vieillesse l'abandon par ceux que l'on a aimés.

    Ca me retourne ton poème !

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  15. Après avoir lu ton poème, je n'ai pu rien dire tant il m'a bouleversée...
    Oui, ces êtres chers sont présents... et absents en même temps. As-tu
    lu La présence pure de Christian Bobin qui parle de la maladie d'Alzheimer
    de façon très poétique avec beaucoup de lucidité et de délicatesse ? Mais
    cela n'enlève pas la souffrance de voir les nôtres décliner de façon si injuste
    sans pouvoir rien faire... juste essayer de faire comme si... en leur disant en
    leur tenant la main qu'on les aime très fort.

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  16. Oui Marie, bien entendu je suis proche de tes pensées. Tu sais si bien, par tes vers, nous dévoiler, la vie qui n'en ai plus une de tes chers parents ! Comme c'est triste de vieillir de cette façon, pour eux, et pour toi, impuissante pour leur venir en aide !
    Ces quelques années que nous avons à vivre passent si vite que nous nous retrouvons au seuil des départs avec le cortège des chagrins, des doutes, mêlés d'espoir et d'anéantissements !
    C'est un long chemin de croix pour eux et pour ceux qui le suivent.
    Nous avons l'âge de ces chagrins et on ne peut que réconforter l'amie, qui à son tour le fera pour nous et pour d'autres !
    Je t'envoie mes plus douces pensées avec ma grande affection

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  17. La présence pure
    Christian Bobin

    http://www.biblioblog.fr/post/2007/09/19/672-presence-pure-christian-bobin

    « Soigner, c’est reconnaître par le regard et la parole la souveraineté intacte de ceux qui ont tout perdu. »

    « Ce qui est blessé en nous demande asile aux plus petites choses de la terre et le trouve »

    « Il y a une naissance simultanée de nos yeux et du monde, un sentiment de première fois où, ce qui regarde et ce qui est regardé se donnent jour »

    « Je regarde ce qui pour moi n’existe pas »

    « L’arbre est un livre ouvert »

    « La vérité vient de si loin pour nous atteindre que, lorsqu’elle arrive près de nous, elle est épuisée et n’a presque plus rien à nous dire. Ce presque rien est un trésor. »


    "Là où nous sommes
    dans l'instant éternel
    il n'y a pas de mots, puisque tout est là.
    Là où nous ne sommes pas dans la suite des heures
    il n'y a plus rien que des mots,
    enroulés sur eux-mêmes,
    comme ces duvets d'oiseaux oubliés par le vent
    dans l'ornière des chemins."
    "J'aime appuyé ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe,
    non pour m'assurer de l'existence de l'arbre - dont je ne doute pas - mais de la mienne.

    Il ne se reconnaît plus sur les photographies.
    Il n'y reconnaît pas non plus les siens.
    Quand on les lui nomme, il a les yeux brillants de joie,
    émerveillé de se découvrir des enfants comme s'ils venaient de naître.
    Ce qu'il savait du monde et de lui-même est effacé par la maladie,
    comme une éponge sur un tableau.
    Le tableau est grand, il est impossible de l'essuyer en une seule fois,
    mais de nombreuses phrases ont déjà disparu.

    La maladie d'Alzheimer enlève ce que l'éducation a mis dans la personne et fait remonter le cœur en surface."

    *¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*

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  18. J'ai lu ton poème et mes yeux se sont remplis de larmes pour toi, je comprends ta tristesse et ton chagrin, mais reste dans la paix et la tranquillité , continue d'être celle que tu es pour tes parents, avec amour et courage, tous tes gestes qui te semblent banals sont très certainement reçus comme des gestes d'amour . Et qui sait vraiment ce qui fait la richesse d'une vie , j'ai connu des personnes invalides qui apportaient plus de joie par leur regard lumineux et bienveillant que bien des personnes en bonne santé.
    ma maman est partie ,elle aussi était atteinte de la maladie d'Altzeimer, comme ma grand-mère paternelle , elles avait oublié tant de choses l'une et l'autre ...sur la vie ici-bas.
    maman s'est tournée petit à petit vers le ciel , plus elle partait plus elle est devenue calme et sereine, dans son monde de l'oubli, elle s'est tournée vers un autre monde .....qui semble-t-il la rendait heureuse ....

    Je ne sais pas pour moi de quoi demain sera fait, mais je lis déjà dans les yeux de mes enfants la peur de me perdre, je crois que c'est une torture encore plus forte que la maladie, car je n'ai pas mis des enfants au monde pour les voir souffrir à cause du chagrin que je leur fais , je veux continuer d'être aimée simplement parce que je suis leur maman, et qu'ils oublient la maladie pour ne voir que celle qui les a bercés et qui les choyés et qui les aime .... je sais ce n'est pas facile , mais c'est ce que je demande à mes enfants

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Un immense MERCI pour tous les messages laissés...
Ce sont autant de traces d'amitié qui scintillent au fil des jours...
)

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